Je pense à ceux qu’apaise un soir de tempête,
Aux âmes qui dansent quand la foudre s’entête,
À ceux dont le souffle, au bord du silence,
Tremble et s’accorde à la nuit qui commence.
Vivre ensemble, c’est bâtir des orages,
C’est offrir son cœur comme on offre un voyage.
Ce n’est pas un don, c’est un choix lucide,
Un pas vers l’autre, fragile, intrépide.
Le collectif naît de mains qui se joignent,
Et d’esprits qui doutent, mais jamais ne fuient.
Il faut des cœurs clairs, des âmes qui soignent,
Des voix qui s’accordent dans le monde du bruit.
Je pense à ceux qui, pour chasser la folie,
Font d’un vers leur arme, et d’un mot leur abri,
À ceux qui savent, au cœur du détour,
Que tout est trop court, mais qu’il faut l’amour.
On ne peut aimer sans craindre la rupture,
Ni tisser le lien sans sentir l’usure.
La question demeure, simple et brûlante :
À quel « nous » voulez-vous prêter votre attente ?
Car le monde hurle — et dans ce vacarme,
Je cherche encore les visages qui désarment.
Partir s’il le faut, rester si c’est beau :
Voilà le serment des liens vrais, des mots.🌹#notedujour
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texte et vidéo: ©gabriellefourcault
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