Il y a d’abord l’onde qui se lève, un frémissement sous la peau, le cœur battant plus haut que la pensée, l’énergie qui s’élance, comme une lumière trop vive pour les yeux. Spinoza l’appelait persévérance, cette croissance de notre puissance d’être.
On parle de l’intuition savante, celle qui précède la preuve et dépose en nous une certitude en germe. Mais il en est une autre, plus secrète, née d’un regard tourné vers l’horizon intérieur, où le vivant reconnaît soudain une possibilité enfouie de transformer.
Elle a ses murmures propres : un souffle qui dit que tout est encore permis, qu’il faut la patience, que l’espace s’ouvre pour déployer les gestes. Alors monte, silencieux et brûlant, le sentiment sans forme : je peux agir sur la dynamique.
L’intuition délaisse la pure rationalité. C’est un élan qui happe par-devers soi. Elle en est l’écho dans le corps, un cri discret : tu crois, tu es capable, et tu en as le droit. Et celui de te tromper aussi.
L’élan fraye un chemin d’équilibre, un pas qui écoute et choisit, un acte qui naît de la conscience. Avancer, c’est libérer la flamme et je nous souhaite une intuition assez vaste pour croire et agir sur ce qui compte réellement. 🌹#notedujour
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