J’ai toujours aimé ce qui échappe aux cases.
Une singularité n’est pas un caprice. C’est ce qui fait qu’une voix nous touche plus qu’une autre, qu’un regard raconte une histoire, qu’une rencontre nous accompagne longtemps après avoir eu lieu.
Nous partageons le même monde, mais nous ne l’habitons jamais de la même façon. Une maladie ne traverse pas deux êtres de manière identique. Un traitement, un texte, un amour, une épreuve : rien n’agit uniformément. Il y a – je le crois profondément – une loi de l’interprétation qui nous est propre et qui se joue en chacun de nous.
C’est peut-être là que résident notre richesse, nos vulnérabilités et nos plus grandes forces.
Nous venons au monde comme des commencements uniques. Et pourtant, notre époque aime les catégories, les étiquettes, les raccourcis. Comme si l’uniformité pouvait simplifier la complexité du vivant.
Je crois au contraire que ce ne sont pas nos différences qui nous éloignent les uns des autres, mais l’effacement de ce qui nous rend singuliers.
Dans mon roman Les Émissaires (#éditionscomplicités), j’explore cette vulnérabilité profondément humaine, mais aussi notre capacité à créer des liens au-delà des appartenances. C’est ce que j’appelle le « transsocial » : cette faculté de traverser les frontières invisibles des classes, des cultures, des traditions ou des identités pour reconnaître, avant tout, une personne.
Peut-être que la vraie rencontre commence là : lorsque nous cessons de chercher ce qui nous classe pour nous intéresser à ce qui nous relie. #notedujour 🌹
Texte et vidéo : ©gabriellefourcault
Musique ©Deskant As Rainbows Fall
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