Dans le creux des âmes, parfois, tout vacille et palpite,
Le sol se dérobe, le silence s’emplit de bruit,
Et l’ombre avance, vaste, claire, prête à envahir.
Pourtant, dans la fissure la plus sombre, un souffle persiste,
Un battement qui dit : tiens bon, demeure, respire.
Car même quand le monde chancelle, une main se tend,
Un rire d’enfant fend la nuit comme une étincelle.
Quelqu’un pardonne, quelqu’un relève, quelqu’un éclaire.
La lumière revient, têtue, dans l’instant de ce qui fut,
Et la vie, déjà, s’invente un chemin entre les ruines.
La beauté ne meurt pas vraiment : elle se dénude.
Plus farouche, plus vraie, plus brûlante que jamais,
Elle se cache dans les gestes simples, les repas partagés,
Les doigts qui murmurent, les silences qui apaisent.
Elle palpite dans chaque cœur qui refuse de céder.
Après le désarroi, certains se lèvent,
Portant dans leurs yeux la mémoire de ce qui survit.
Ils savent que la beauté n’est pas absence de souffrance,
Mais l’art fragile de vivre avec elle, malgré elle,
Et d’y puiser une force que nul ne soupçonnait.
Alors vient le choix : détourner les yeux ou accueillir,
Transmettre ce que l’on a vu tenir debout dans la nuit.
Car chaque moment de destruction appelle mille moments de création.
La vie persiste, indomptable, ardente, immense.
Et c’est peut-être cela, l’ultime beauté : continuer d’aimer. 🌹#notedujour
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texte et vidéo : ©gabriellefourcault
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