À chaque fête, je marche parmi les silences,
ceux qui serrent des mains fatiguées,
ceux qui veillent quand le monde rit.
Il y a des chaises vides autour des tables pleines,
des souffles courts, des cœurs en apnée.
Il y a ceux qui apprennent à choyer les souvenirs
de ceux qui furent leur refuge,
le temps qui honore les sourires heureux.
Aimer, alors, devient un geste déployé en conscience,
une fidélité présente qui tient debout dans l’absence.
Je sais ces instants où l’on vit à contretemps,
désaccordé du bruit général,
quand chaque pas demande un courage secret.
Il ne reste parfois que la pensée offerte,
une prière, une présence posée comme une main douce.
Et pourtant, la lumière insiste.
Elle s’étire de l’aube au crépuscule,
fait apparaître les contours du réel.
Tout n’est pas beau dans ce qui se dévoile,
mais le jour nous apprend à regarder sans fuir.
Dans l’ombre longue de nos hivers,
un printemps travaille en silence.
Quel visage surgira dans l’éclat neuf ?
Que verrons-nous enfin, les yeux ouverts ?
Je nous souhaite une lumière
aussi tendre que les présences qui nous tiennent le cœur. 🌹#notedujour
#poesiedujour #lesemissaires #gabriellefourcault #écriture #littérature #poesie
texte et vidéo : ©gabriellefourcault
Laisser un commentaire